kirghizie à cheval 2-15/08/09

Circuit Kirghizie

kirghizie à cheval 2-15/08/09

Randonnée à cheval dans les monts célestes de Kirghizie

Nous partons en minibus depuis Bichkek retrouver les chevaux à environ 50 kilomètres dans la vallée au sud de Tokmok qui s’ouvre en direction du col de Chamsy. Chauffeur Ulug, guide interprète Aida, et nous-mêmes la petite famille des trois Français de 12 à 54 ans. Premier contact avec les chevaux et une randonnée facile de trois heures sur un chemin. Nous arrivons dans un vallon avec deux petites yourtes, c’est là que Sacha notre guide et palefrenier passe l’été avec sa femme et ses deux enfants, mais aussi chevaux et moutons à quelques 1600 mètres d’altitude. Nous dormons dans la petite yourte, très confortable.

Le lendemain, en route pour le col de Chamsy. Le chemin poursuit dans le fond de vallée et les herbes grasses, puis la vallée se resserre, le chemin devient caillouteux et de plus en plus raide. Il se met doucement à pleuvoir, puis suffisamment fort pour que les membres inférieurs soient bien trempés. Nous établissons alors le campement plus tôt que prévu à mi-journée. L’après-midi, entre deux averses, nous nous promenons autour du campement, nous buvons le thé avec nos guides. Le soir, premier repas pris dans la montagne, excellente cuisine de Aida avec son petit réchaud à gaz et ses bons produits kirghizes.

Journée suivante, il faut faire deux étapes en une ... Le chemin devient sentier et s’élève rapidement au bord du ravin, les fleurs de montagne pullulent, les traversées de torrent s’enchaînent. Pique-nique en altitude puis la caravane repart en direction du col enneigé à la fois encore loin et haut. Le sentier traverse les névés, la pente est raide, les chevaux gardent le pas sûr, il fait frais à 3570 mètres, la vue est splendide, puis trop rapidement nous voilà déjà de l’autre côté. Dans la descente, les très bonnes selles font merveille, on se met sur l’arrière bien appuyés sur le pommeau et on se laisse descendre. On entre dans un canyon mais le sentier repart sur la droite pour un petit col entre les rochers, puis nouvelle descente entre rochers et au soleil du soir qui nous réchauffe après ce passage en haute altitude. On traverse un large torrent peu profond pour remonter rapidement et arriver sur le djailoo, vaste plateau herbeux entre montagnes enneigées, on aperçoit les yourtes près desquelles Ulug a pu venir en minibus. Les genoux sont douloureux après huit heures de cheval. Nous sommes invités dans la yourte pour prendre le thé et le lait de jument fermenté, le khoumiz, avec un peu de pain et de confiture. Le soleil se couche, la fraîcheur tombe, la tente est vite montée.

Ulug nous appelle au dehors et nous montre une lune énorme qui surgit au ras de l’horizon, derrière la longue plaine bordée de montagnes enneigées, grandiose !


Au matin, Sacha part chercher les chevaux qui malgré les entraves vont toujours en descendant. Le soleil rase la prairie brillante de rosée. Puis petit-déjeuner et départ sur le djailoo après une séance de photos avec la famille kirghize occupant les deux yourtes. Nous traversons de vastes étendues entourées de hauts sommets enneigés. Une yourte sur le chemin, on s’y arrête pour la pause repas. Puis encore des kilomètres de djailoo avant d’arriver sur des chemins au bord d’une rivière, le soleil se fait de plomb. La traversée de la rivière est un peu plus impressionnante que les précédentes, l’eau est plus profonde, avec du courant, le cheval hésite puis se lance, l’eau éclabousse, les jambes du cavalier sont bien mouillées, encore un deuxième bras de rivière et on remonte sur un talus. La belle plaine herbeuse permet de passer au trop puis au galop, grisant ! Le bus arrive et nous dressons un campement dans un endroit aussi beau que les précédents à côté d’une yourte et d’un ruisseau.

Lever du soleil sur ciel tout bleu dans un petit matin assez frais. Une fois le camp levé nous partons directement vers la montagne mais nous sommes accompagnés d’autres cavaliers. Passeront-ils le col avec nous ? Un peu plus loin, l’un d’entre eux nous montre la chèvre morte qu’il emporte pour le jeu kirghize de « ulak tartish » ou « xxx » ou encore « bouzkachi » dans « Les cavaliers » de Joseph Kessel, jeu qui consiste à se disputer la chèvre à cheval. D’autres cavaliers nous rejoignent en chemin et c’est à une quinzaine que nous arrivons sur le lieu d’une fête traditionnelle donnée en l’honneur de la naissance d’un garçon, cinquième après quatre filles. De nombreux cavaliers se disputent déjà une chèvre. Une grande yourte, une roulotte et une tente sont adossées à la montagne, de nombreux invités se pressent autour. Un peu plus loin, un groupe de femmes prépare des beignets, du pain, d’autres nourritures et de la viande rôtie. Sous la yourte, la cérémonie commence autour d’une table au sol et en U. Au centre du U, le grand-père fait son discours puis les toasts s’enchaînent, chacun picorant dans les nombreux plats.
On sort de la yourte pour se retrouver dehors, regarder les cavaliers impressionnants d’adresse. Les amis venus d’autres vallées se retrouvent. Des invités arrivent en voiture, chacun apporte sa chèvre qui sera mise en jeu ou passée au grill. Une petite table s’improvise sur le pré avant notre départ afin que nous goutions les meilleurs morceaux de viande, que nous portions un dernier toast puis nous pouvons repartir. Le sentier s’élève sur une sorte de dos herbeux arrondi qui mène au col puis redescend dans une vallée au sud chauffée par un soleil ardent, jusqu’à rejoindre une autre vallée beaucoup plus large avec quelques habitations en dur et une rivière avec un fort courant. Un tombeau en terre se dresse dans les environs. Campement au bord de la rivière.

Nouveau départ vers un autre col. D’abord nous franchissons cette large et tumultueuse rivière, finalement plus facilement qu’on l’aurait cru, puis nous la suivons jusqu’à l’ouverture d’une échancrure que nous montons à travers un paysage de plus en plus pentu et rocheux. La neige se rapproche. Le col est là comme souvent derrière une pente plus accentuée. Au moment d’entamer la descente, l’orage gronde, nous ne sommes guère rassurés sur cette crête. Pas de nuage au-dessus de nous mais la pluie nous arrive portée par le vent à quarante-cinq degrés depuis un gros nuage tout proche et nous sommes vite trempés, surtout aux jambes, le haut du corps étant mieux protégé. Les chevaux sont un peu nerveux mais s’engagent dans la descente assez raide avec le pas toujours aussi sûr. Un peu plus bas, le soleil revient et nous pouvons nous sécher et pique-niquer parmi les fleurs. Puis la descente reprend, plus douce, dans une vallée assez resserrée. Un beau lac surgit au détour du chemin. La vallée s’élargit, une yourte, un bel endroit pour le campement. Le soir nos guides proposent un choix, soit encore deux jours de cheval, soit une double étape en un jour, ce qui nous laissera le temps d’aller nous baigner dans le lac Issyk-koul. Nous optons pour la double étape sans savoir que ce sera plutôt une triple ... Un énorme orage survient, les gouttes cognent sur la toile de tente dans un vacarme épouvantable amplifié par éclairs et tonnerre incessants, puis calme plat, les étoiles resplendissent à nouveau.

Le lendemain nous quittons notre vallée en restant à flanc de montagne jusqu’à la route Tchayek – Kochkor. Devant nous s’élève un beau col aux côtés verts et arrondis quoique bien pentus. Au sommet, la vue est splendide de toutes parts, et peu après nous faisons la pause de midi sous un soleil généreux. Le sentier descend en contournant des montagnes et en traversant des vallées toutes fleuries de mauve et de jaune. Vers seize heures, nous camperions bien dans ces parages mais les guides nous montrent une formidable montagne que nous devons maintenant attaquer, au moins trois heures de montée, passerons-nous avant la nuit ? Le chemin monte d’abord doucement au milieu de prairies puis la paroi se précise, ça devient caillouteux, rocheux, pentu. A nouveau une vue splendide vers l’arrière avec un soleil qui n’en finit pas de baisser et qui découpe les montagnes en de nombreux plans. Et enfin le col à 3300 mètres avec au loin un immense lac derrière une grande vallée où l’on distingue quelques yourtes dans le soleil. Magnifique ! Mais cette vallée n’est pas la nôtre, nous suivons la crête et plongeons dans la suivante. Espérons que le campement arrive vite, la nuit s’approche. Mais nous marchons toujours, la clarté baisse, comment les chevaux voient-ils toujours aussi bien ? En pleine nuit vers neuf heures nous arrivons au bord du lac Song-koul, fin de la randonnée à cheval. Notre tente a été dressée au bord de l’eau par Ulug. Repas rapide et au lit, fourbus après trente-cinq kilomètres de randonnée !

Lever de soleil sur fond de lac et montagnes enneigées, nous sommes à 3000 mètres d’altitude et il fait très frais. Après le petit-déjeuner Sacha accroche tous les chevaux, dernière photo d’adieu et il repart vers sa vallée et les siens, c’est vraiment le dernier moment de cette formidable et inoubliable randonnée à cheval !
1er campement
 
Djailoo après le col de Chamsy
 
Boukhara minaret Kalyon et medersa
 
Dernier col 3300 m et Song koul
 
Song koul
 
Départ Sacha
 
Yourtes de pêcheurs Song koul
 
Song koul
 
Song koul
 
Vers le 2e col
 
Vers le 2e col
 
Fête kirghize
 
Fête kirghize
 
Tombeau
 
Aida passe le col
 
Dernier col 3300 m
 
Fête sous la yourte pour naissance d un garcon
 
Montée col de Chamsy
 
Descente col de Chamsy
 
Sur le djailoo
 
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